Le tinto de verano
C’est un drink que j’aime beaucoup, en fin de journée. Il y a un fond de sangria, mais c’est comme
un peu plus simple à préparer. Ça s’achète
même en bouteille au supermarché. C’est
fait avec du vin rouge (d’où le «tinto») auquel le bar/resto/brasserie/taverne ajoute
ce qu’il veut bien ajouter. Un peu de
sévènoppe, du jus de citron, une tranche de citron… de quoi donner un petit
gout sucré et un peu de bulles. Ce qui
fait que le tinto de verano
(traduction littérale: vin rouge d’été) goute jamais la même chose d’un bar à l’autre. D’où la nécessité de tous les essayer pour
choisir le meilleur. Pis c’est souvent
servi avec une bouchée de quelque chose.
Churrrrrros y chocolate
S’il y a une chose que j’aime des Zespagnols, c’est l’heure –
étendue – du déjeuner. Dans les hôtels,
ça commence rarement avant 8h. Et, dans les
hôtels comme les restos, ça se prolonge jusqu’à midi. Yes.
Parlez-moi pas des enrageants hôtels canadiens ou américains qui servent
le déjeuner de 6h à 9h. Et qu’en plus,
il faut y aller habillé! Au menu du
déjeuner, du pain toasté avec de la purée de tomates, ou des churros (prononcez bien les deux R) et
du chocolat. Les churros, c’est genre une grosse frite de pâte (bon, je sais que
vous avez envie de penser croche). On en
sert généralement 2 ou 3, saupoudrés de sucre, au gout du client. Que le client trempe dans le chocolat chaud
qui n’est pas vraiment liquide. Le
restant du chocolat se mange à la cuillère.
Au déjeuner (et le restant du jour), on sert aussi du jus d’orange. Fait avec des vraies oranges, là. Je veux dire qu’ils reçoivent des oranges
dans une caisse et qu’ils les mettent dans une machine qui en extrait le
jus. Drette là. Pas compliqué. Maudine que c’est bon.
Gazpacho
Tous les restos en ont.
Ça fait partie des entrées disponibles.
Les supermarchés en vendent aussi.
Ma préférée? Alvalle. Ça se vend en carton d’un litre. Parfois, quand on veut être plus snob, on
ajoute des dés d’ognons, de concombre ou de tomates. Mais quand on est peuple, on se contente du
jus rouge. Dans un bol ou dans une
tasse. Ou direct du litre de carton,
quand on est tout seul à la maison!
Le jambon ibérico
Impossible de passer à côté.
Il y en a partout. Je ne vous dis
pas les étalages de jambon dans les épiceries.
C’est à rendre fou.
Évidemment,
le midi (vers 12h, donc avant le diner de 15h), on peut s’accrocher un sandwich
au jambon dans une petite boutique.
Évidemment, dans ledit sandwich, il y a du pain et du jambon. C’est toute.
Pas de moutarde, de mayo.
Rien. Beaucoup de pain et une
minuscule tranche de jambon qu’il faut réussir à couper avec ses dents. Pas toujours élégant, mais toujours bon!
Les tapas
Ça aussi, la plupart des restos en ont. C’est que les Zespagnols mangent ça autour de
18h (au lieu d’aller souper comme du monde) pour avoir un tifond pour ne pas
mourir de faim avant le souper qui a lieu passé 21h. Là aussi, faut faire le tour des restos. Mais quand il y a de l’ail, on a des bonnes
chances que ça soit bon! Des crevettes,
un bout de poisson quelconque, des patates, de l’ail, du jambon, un bout de pain, un bout d’omelette aux
patates… Tout est sujet à tapas!
Les spécialités de la région
J’ai osé le cochon de lait rôti de Ségovie. C’est très bourratif et est surement plus d’adon
en hiver. On dit, dans les guides, que l’hiver
est «long et froid, avec des températures autour de 4 degrés». Froid?
4? Bon, on repassera. Mais revenons au cochon. Pas mauvais, un peu stiff à mâcher et ça manque de gout un peu parce que ce n’est pas
assaisonné. Heureusement, il y a du jus
d’ognon et des patates qui ont créé un petit liquide salé dans lequel le cochon
baigne. Je vous épargne la photo où on
voyait la patte du cochon.
Et l’intérêt de tout ça, c’est de revenir en Espagne pour en
profiter. Parce que tout ça se mange
dehors. Tous les jours. Toutes les heures.



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Oui! Ça donne le goût de retourner en Espagne pour se régaler de tout cela. Nous avons tellement de bons souvenirs de la bouffe espagnole. J'aime bien que tu éveilles à nouveau nos papilles gustatives.
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