vendredi 12 juillet 2013

Coup de coeur


Ce midi, après ma visite à Ciudad Rodrigo, j’avais l’intention d’écrire mon billet du jour sur cette vraiment charmante petite ville.  J’y suis arrivée ce matin vers 11h.  La température était encore agréable: autour de 30 (oui, oui, 30 degrés à 11h).  En arrivant, il y a une superbe cathédrale dont la construction date du 12e siècle.


La plaza Mayor, au centre, est superbe.  C’est d’ailleurs là que j’ai diné, encore trop tôt.  À 13h30, j’étais la seule attablée avec des ustensiles.

En tournant dans la place (c'est une ville derrière des remparts, comme Québec), j'ai vu toutes sortes d'affaires, comme des oiseaux qui ont trouvé une place très étrange pour installer leur condo.


Regardez en haut du clocher!
Mais je ne vous parlerai pas plus de cette ville de 13 000 habitants.  Parce que même si c’était ben beau, mon  coup de cœur, c’est La Alberca, à une centaine de kilomètres au sud-est de Ciudad Rodrigo et à une centaine de kilomètres au sud de Salamanca.

Lundi dernier, j’ai mis la main sur un document qui s’appelle «La route historique de la province de Salamanque».  On y détaillait les principales attractions historiques (tiens, tiens) de la région…  En regardant la carte de Castilla y Léon (ma région), j’ai vu que je pouvais passer par là lors de mon retour de Ciudad Rodrigo.  Vous savez à quel point j’aguis ça revenir sur mes pas… (rappelez-vous que ça m’a couté un traversier pour l’Alaska, ça!)  Alors, j’ai mis le cap sur le sud de ma province.  J’ai viraillé un peu (je ne comprends pas toujours la direction indiquée par les flèches sur les affiches) et je me suis ramassée où je voulais aller.

Oh.
 

Coup de cœur.
 

Le village – qui compte aujourd’hui 1200 habitants – existait déjà au 12e siècle.  Son histoire est donc passablement religieuse, notamment parce que c’est un arrêt pour les pèlerins qui font le Chemin de Compostelle en venant du sud.  Pourtant, des peintures rupestres montrent que l’endroit devait exister dans la préhistoire… En 1940, le village a décidé de se constituer en «musée historico-artistique», ce qui lui permettait de conserver son centre historique.  Des minuscules rues, des maisons bâties en je-ne-sais-pas-trop-quel-matériau, des rues en matériel pour me virer une cheville (non, ce n’est pas encore arrivé!), l’impression que les gens vivent un peu du tourisme, mais surtout de leur vie modeste et très artisanale.  J’ai vu un nombre important de fumeries de jambon, de producteurs de miel et de magasin d’artisanat.  J’ai failli succomber à une paire de souliers tellement originaux… Heureusement, il n’y en avait plus de ma grandeur!  Parce que je me serais ruinée à acheter des souliers dont il n’existe qu’un seul exemplaire et faits à la main, en plus.

J’ai passé une bonne heure à virer à droite, à gauche, à revenir sur mes pas, à aller par là, par ici, mettons encore par là… pour éventuellement revenir à la voiture, non sans avoir pris pas mal de photos qui ne réussissent pas à dire la beauté de l’endroit.


Avec des jambons qui pendent au plafond...

La plaza Mayor (ça a l'air qu'elles s'appellent toutes comme ça...)

Jolie rue étroite

Quelques maisons un peu croches

Un bar très invitant!

L'entrée de la bibliothèque municipale!

Une autre (parmi tant d'autres) jolie rue!

3 commentaires:

  1. Tes oiseaux, ce sont des cigognes(ciguena, prononcé:ciguegna), ils installent souvent leur nid sur des vestiges archéologiques ou sur des clochers d'églises...j'en ai vu beaucoup l'an passé lors de mon pèlerinage en Espagne...

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  2. J'adore les places centrales des villes et villages européens où généralement tout le monde se retrouve pour jaser ou boire un verre ou deux...merci de nous envoyer ces photos...

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