mercredi 10 juillet 2013

Pas tout à fait comme prévu



Rien ne s’est vraiment passé comme prévu aujourd’hui.  Mais est-ce grave?  Point pantoute.

Je me suis réveillée autour de 9h ce matin.  Belle embellie quand je pense que je me suis levée à midi lundi et mardi…  Comme il faisait frais (ben 22-23), je me suis refermé les yeux en me disant: «Bon, je vais me lever dans deutwâ minutes, là…»  Ben, bazwell.  Je me suis rendormie.  Re-réveil à… midi.  Faut dire que je dors en apparence longtemps, mais je dors mal.  Il fait super chaud, il n’y pas vraiment d’air (j’ai fait un achat pour l’appartement: je l’ai grêyé d’un ventilateur) et comme il fait super chaud, je ne peux pas dormir avec mon masque de CPAP parce que ça sue à l’intérieur et qu’il glisse sans arrêt parce que j’ai la face toutrempe.
J’ai fait ni une ni deux: je me suis garrochée dans la douche, j’ai mangé en 4e vitesse (un yogourt et un croissant) et à 13h10, j’étais à l’arrêt d’autobus.  Ouf.  C’est que je voulais faire un tour guidé qui a lieu à 14h.  Je suis arrivée Plaza Mayor à 13h30, j’ai attendu jusqu’à 14h… pour me faire dire par le guide qu’il n’y aurait pas de visite guidée: j’étais la seule touriste qui voulait faire un tour de la ville.  Il m’invitait à revenir demain ou vendredi…  Ben oui, tiens.  J’ai yinque ça à faire, moi, venir au centre-ville à 14h, au cas où…
Bon, ben, je suis repartie de là avec l’idée de diner.  Je me suis installée à une terrasse où j’ai siroté mon premier tinto de verano de la journée.  À 3,9% d’alcool, ça ne soulera pas sa femme, ça.  J’ai mangé (mangé?) un gazpacho et j’ai commandé du poisson à la plancha, parce que je ne voulais pas manger de friture.  Ben avec quoi vous pensez que le poisson à la plancha est servi?  Ben quin.  Des frites.
J’ai quitté la terrasse, il était 15h30.  C’était le désert dans les rues.  Le DÉSERT.  À peu près tous les magasins sont fermés.  Il en subsiste un ou deux, perdus, avec aucun client dedans.  Si j’étais euzautres, je fermerais.  Faque là, j’ai décidé de remonter chez nous, en haut de ma côte.  J’ai attendu l’autobus, j’ai payé le 1,05 euro demandé et je suis rentrée dans mon four.  J’ai vaché devant la télé (c’était une étape du tour de France – la poursuite individuelle qui arrivait au Mont St-Michel – y’a plus laitte comme paysage, quand même) en lisant un peu (je me suis acheté un GÉO en nespagnol sur les parcs américains – c’est plus facile à lire quand je sais de quoi on parle!) et en m’obligeant à boire un peu d’eau.
À 18h, je me suis dit qu’il fallait que je fasse de quoi de mon corps.  Je suis partie en voiture, avec l’idée d’aller à l’extérieur de la ville pour explorer un peu.  Jusqu’à ce que je vois l’affiche pour le El Corte Inglés.  Oh non.  D’autant plus que c’est la période des rabais, là, là, en ce moment.  Pis c’est comme rien, je dois surement avoir besoin d’une paire de souliers, moi.
C’est un immmmmmense El Corte Inglés.  Sept étages de magasin et 6 étages de parking souterrain.  Ça devait être creux à creuser, ça!  J’ai erré un peu dans les étages puis, malgré moi, je me suis arrêtée dans la section des suyers.  Je les ai regardés, taponnés.  Je me suis parlé.  Et… j’ai succombé.  C’est des suyers pour travailler.
Finalement, je ne suis pas sortie de la ville.  J’ai juste tourné en rond dans ma ville après être sortie du El Corte Inglés, en riant.

Bon, demain, je mets le cadran pour 9h et en me réveillant, je me lève.  C’est dit.

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