dimanche 28 juillet 2013

Madrid - Rivière-du-Loup



Ça fait pas mal de kilomètres, ça.

Ma montre, le réveille-matin de mon téléphone et un appel de la réception de l’hôtel…  Je voulais être certaine de ne pas manquer mon vol!
En toute discrétion, j’ai quitté ma chambre à 3h30…  À cette heure-là, j’essaie effectivement d’être discrète.  Je ne tiens pas à réveiller l’étage au complet.  J’ai roulé ma valise avec une crainte: qu’elle soit trop lourde.  De la place, il en restait un peu, mais bazwell que c’était pesant…
À l’aéroport de Madrid, le couperet tombe: j’ai un kilo de trop dans mes bagages.  En classe sardine, les voyageurs ont droit à 23 kilos de marchandises.  En classe affaires, on a droit à 32 kilos.  J’en avais combien?  Bravo.  Vous êtes pas mal bons en calcul!  J’annonce à la fille au comptoir que je vais payer sans problème pour le kilo supplémentaire.  Non, je ne peux pas.  Aucun bagage de plus de 32 kg ne peut être enregistré.  Un genre de truc syndical des charroyeux de valises internationaux.  «Vous n’avez pas quelque chose que vous pouvez retirer de votre valise et mettre dans votre bagage à main?»  À mon avis, je n’ai rien d’assez petit qui fait un kilo et qui pourrait entrer dans mon sac à dos déjà surchargé…  «Est-ce que j’ai droit à un sac supplémentaire dans l’avion?»  «Oui, madame».  Ben, me v’la-tu pas en train de dézipper ma valise, là, là, sur le convoyeur, et d’extirper de ma valise un sac de linge (Oh la bonne idée que j’ai de mettre mes vêtements dans un sac transparent d’où on peut extraire l’air!) Mettons que j’avais pas trop l’air d’une médame qui voyage en classe affaire, là. J’ai passé le reste du voyage à me trimballer avec ma sacoche, mon sac à dos ben plein, mon sac de CPAP et une poche de linge transparente dans les bras.   Je vous le dis: pour une fille de classe affaire, je faisais plèbe pas mal.

Premier vol: Madrid-Bruxelles
Départ du vol: 6h30
Durée: 1h45
C’est sûr, ça me tentait de chialer parce que j’ai dû me lever à l’heure des poules pour prendre ce vol-là, mais c’est moi qui l’avais choisi, alors je me la suis fermée.  D’autant plus qu’il peut y avoir des bonheurs à se lever à cette heure-là.  Regardez-moi le lever du soleil que j’ai eu dans mon hublot, au-dessus des nuages espagnols.  Y’a vraiment des moments remplis de grâce, comme ça.






En arrivant à l’aéroport de Bruxelles, j’ai eu l’impression de marcher 800 milles à l’intérieur tellement c’était loin entre la porte où j’ai débarqué du vol «intérieur» européen et l’autre porte internationale où le Boeing 767 d’Air Canada m’attendait.   J’ai presque deux heures devant moi.  J’en profite pour faire un saut au salon VIP pour regarder mes courriels et déjeuner un peu.

Deuxième vol: Bruxelles-Montréal
Départ du vol: 10h50
Durée: 7h15
«Oh que je suis faite pour être riche!» (air connu)
Un siège de côté (c’est toujours un peu drôle quand on décolle) qui s’étend de tout son long et qui m’a permis de dormir (il le fallait!).  J’ai même décalé le moment où je voulais manger (parce que oui, bande d’ignares, on peut faire ça en classe affaire).  J’ai dormi.  J’ai mangé en regardant The Croods, un cartoon hyper moralisateur made in USA. C’était l’histoire d’une famille de Neandertal (ou à peu près) qui est obligée de sortir de sa grotte.  Pis là, le père a peur de tout et ne veut pas changer alors que sa fille veut changer, elle.  Alors, le père va finir par changer, lui aussi.  Conclusion : il ne faut pas avoir peur de changer.  Misère.  Je me suis dit que ça serait surement mieux de dormir encore, ce que j’ai fait.  Je suis donc arrivée à Montréal-Dorval pas trop poquée.

Je suis sortie à peu près la 7e de l’avion.  On n’avait pas trop long à marcher… et il n’y avait personne aux guichets de la douane.  Je suis passée à un guichet électronique, j’ai scanné ma carte de débarquement et je suis descendue attendre ma valise.  «La v’là!»  C’était la première.  Allah est grand. 

J’ai finalement dû attendre mon père et Carole, rendue de l’autre côté.  Ils ne pensaient jamais que ça irait si vite.

J’ai récupéré Azarius et je suis partie.  Rendez-vous sur l’autre blogue pour tout savoir…

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