dimanche 7 juillet 2013

Je le répète



«Eh que je suis faite pour être riche!»

J’ai quitté Bruxelles en début d’après-midi en direction de Madrid.  Comme pour le vol précédent, je voyage en classe affaire.  Oups!  En biznèsse, comme on dit en Belgique… (J’ai vraiment demandé au monsieur qui gérait la file d’attente chez Brussels Airlines où était le comptoir «affaires» et il m’a regardé d’un drôle d’air en me pointant une dame aux cheveux colorés : «Le biznèsse? C’est là!»   Bon, allons en biznèsse alors.
J’ai passé la sécurité sans attendre, dans une file express, j’ai attendu mon vol dans le lounge biznèsse, j’ai passé devant tout le monde pour entrer dans l’avion, je me suis installée au siège 1A et j’ai trouvé ça drôle: je suis la SEULE passagère en biznèsse.  Tout l’avion, un Airbus 319,  est configuré de la même façon : 3 sièges à droite, 3 sièges à gauche. En classe sardine, il y a 3 passagers à droite, 3 passagers à gauche.  En biznèsse, il y a un passager pour les 3 sièges à gauche et un passager pour les trois sièges à droite.  J’étais donc seule pour trois sièges.  En fait, je n’étais pas tout à fait seule: étant donné que le reste de l’avion était rempli, la wétrisse de l’air a attaché mon sac à dos et ma sacoche avec la ceinture de sécurité sur les autres sièges, étant donné le manque de place dans les compartiments au-dessus des têtes.




En avion, ce que je préfère, c’est regarder en bas.  Quand il y a quelque chose à voir, évidemment.  Au-dessus de l’Atlantique, regarder en bas, c’est un peu dolle.  Mais là, traverser les Pyrénées, c’était chouette.  La neige se mêlait aux nuages.  Et voir les villages et les terres, c’est impressionnant.

Pendant ce vol de 2h, j’ai été la seule à avoir un repas chaud: la plèbe, derrière, a dû payer pour avoir droit à des pretzels et un verre de Coke.  Perso, j’ai eu un excellent bœuf bourguignon, avec des tites pétates aux ognons et des choux de Bruxelles.  Avec du fromage, une salade et des chocolats Neuhaus pour finir.  Pis j’avais une wétrisse juste pour moi!  Bon, c’était la directrice de vol, alors elle avait aussi d’autres choses à faire… mais quand même.
En arrivant à Madrid, j’ai pas eu ma valise en premier, malgré mon étiquette «prioritaire».  Bof, je n’étais pas pressée.  Je suis arrivée à 16h30 et mon autobus pour Salamanca était à 19h.  J’avais pas mal de lousse devant moi.
Et là, à 23h15, je suis installée chez Teresa pour les 18 prochains jours. C’est un chouette appartement avec une vue imprenable sur la ville.  Je vous montrerai des photos, éventuellement, question d’attiser votre jalousie. Je viens de grignoter un peu pour souper (à l’heure des Espagnols), j’ai défait ma valise… et je n’arrive pas à partir la climatisation.  Il doit y avoir quelque chose que je ne comprends pas dans les explications de Teresa uniquement en espagnol…

5 commentaires:

  1. "Faite pour être riche", je comprends la classe "affaires/business". Mais comment expliquer l'autobus? C'est comme ça que voyagent les riches en Espagne? Ou bien est-ce une rechute de "monde bien ordinaire" qui a pris le dessus?

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  2. Encore une fois très drôle, la belle Julie....et j,adore le commentaire de Patricia....donc vous voici revenue une femme du monde ordinaire qui voyage en nétobusss.....

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  3. Vous êtes drôles... Je n'ai pas eu le choix. C'est la façon espagnole de faire Madrid-Salamanca. À moins de reprendre l'avion pour faire 200 km. Pis je fais comme les riches quand je ne paye pas mon billet d'avion! Quand je dois débourser de mon propre portefeuille, j'opte pour le transport du peuple, même si j'haïs ça!

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  4. Ça me fait vraiment plaisir de savoir que tu es encore de notre gang. Vive le peuple!

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  5. Surtout quand le peuple se promène en Safari Condo!!! :-)

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