«Eh que je suis faite pour être riche!»
J’ai quitté Bruxelles en début d’après-midi en direction de
Madrid. Comme pour le vol précédent, je
voyage en classe affaire. Oups! En biznèsse, comme on dit en Belgique… (J’ai
vraiment demandé au monsieur qui gérait la file d’attente chez Brussels
Airlines où était le comptoir «affaires» et il m’a regardé d’un drôle d’air en
me pointant une dame aux cheveux colorés : «Le biznèsse? C’est là!» Bon, allons en biznèsse alors.
J’ai passé la sécurité sans attendre, dans une file express,
j’ai attendu mon vol dans le lounge
biznèsse, j’ai passé devant tout le monde pour entrer dans l’avion, je me
suis installée au siège 1A et j’ai trouvé ça drôle: je suis la SEULE passagère
en biznèsse. Tout l’avion, un Airbus
319, est configuré de la même
façon : 3 sièges à droite, 3 sièges à gauche. En classe sardine, il y a 3
passagers à droite, 3 passagers à gauche.
En biznèsse, il y a un passager pour les 3 sièges à gauche et un
passager pour les trois sièges à droite.
J’étais donc seule pour trois sièges.
En fait, je n’étais pas tout à fait seule: étant donné que le reste de
l’avion était rempli, la wétrisse de l’air a attaché mon sac à dos et ma
sacoche avec la ceinture de sécurité sur les autres sièges, étant donné le
manque de place dans les compartiments au-dessus des têtes.
En avion, ce que je préfère, c’est regarder en bas. Quand il y a quelque chose à voir,
évidemment. Au-dessus de l’Atlantique,
regarder en bas, c’est un peu dolle.
Mais là, traverser les Pyrénées, c’était chouette. La neige se mêlait aux nuages. Et voir les villages et les terres, c’est
impressionnant.
Pendant ce vol de 2h, j’ai été la seule à avoir un repas
chaud: la plèbe, derrière, a dû payer pour avoir droit à des pretzels et un
verre de Coke. Perso, j’ai eu un
excellent bœuf bourguignon, avec des tites pétates aux ognons et des choux de
Bruxelles. Avec du fromage, une salade
et des chocolats Neuhaus pour finir. Pis
j’avais une wétrisse juste pour moi!
Bon, c’était la directrice de vol, alors elle avait aussi d’autres
choses à faire… mais quand même.
En arrivant à Madrid, j’ai pas eu ma valise en premier,
malgré mon étiquette «prioritaire». Bof,
je n’étais pas pressée. Je suis arrivée
à 16h30 et mon autobus pour Salamanca était à 19h. J’avais pas mal de lousse devant moi.
Et là, à 23h15, je suis installée chez Teresa pour les 18
prochains jours. C’est un chouette appartement avec une vue imprenable sur la
ville. Je vous montrerai des photos,
éventuellement, question d’attiser votre jalousie. Je viens de grignoter un peu
pour souper (à l’heure des Espagnols), j’ai défait ma valise… et je n’arrive
pas à partir la climatisation. Il doit y
avoir quelque chose que je ne comprends pas dans les explications de Teresa
uniquement en espagnol…
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"Faite pour être riche", je comprends la classe "affaires/business". Mais comment expliquer l'autobus? C'est comme ça que voyagent les riches en Espagne? Ou bien est-ce une rechute de "monde bien ordinaire" qui a pris le dessus?
RépondreSupprimerEncore une fois très drôle, la belle Julie....et j,adore le commentaire de Patricia....donc vous voici revenue une femme du monde ordinaire qui voyage en nétobusss.....
RépondreSupprimerVous êtes drôles... Je n'ai pas eu le choix. C'est la façon espagnole de faire Madrid-Salamanca. À moins de reprendre l'avion pour faire 200 km. Pis je fais comme les riches quand je ne paye pas mon billet d'avion! Quand je dois débourser de mon propre portefeuille, j'opte pour le transport du peuple, même si j'haïs ça!
RépondreSupprimerÇa me fait vraiment plaisir de savoir que tu es encore de notre gang. Vive le peuple!
RépondreSupprimerSurtout quand le peuple se promène en Safari Condo!!! :-)
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