Je suis installée.
En arrivant, hier soir, à 22h15, je n’avais pas le temps ni
l’énergie pour m’installer vraiment. J’avais
défait ma valise, sorti mes affaires de toilette, pris une douche et je m’étais
sacrée à l’horizontale, espérant un sommeil réparateur. Couchée à minuit, j’ai pris deux bonnes
heures (sinon plus) pour m’endormir.
Mais je devais être fatiguée (un peu de décalage horaire, peut-être?)
parce que je me suis levée à 12h30 ce matin!
Une ado…
J’ai vaché un peu et je me suis dit qu’il fallait que j’attaque. J’ai fouillé sur Internet et j’ai trouvé une
épicerie: un Carrefour, c’est plus qu’une vulgaire épicerie : on y vend des
pneus à côté du fromage – j’exagère à peine.
C’est vraiment à côté de la maison.
Je pourrais y aller à pied, mais comme je veux acheter de l’eau et d’autres
choses lourdes, je décide d’y aller en voiture.
Il me faut aussi attaquer l’auto.
Faire un échange, c’est aussi ça. Gérer des clés qui ne sont
pas les miennes. Gérer une voiture qui n’est pas la mienne. Gérer un appartement (et un immeuble) qui n’est
pas le mien. Par exemple, la voiture
(une Golf 2004) est stationnée au 2e sous-sol (-2). Du 6e
(où est l’appartement), je prends l’ascenseur et je dois mettre la clé dans le
trou approprié dans l’ascenseur pour pouvoir avoir accès au 2e
sous-sol. Et là, il faut trouver la
voiture. Il faut aussi savoir comment
sortir du stationnement… Rien n’est
simple, mais il faut se donner le temps d’apprivoiser.
J’ai fait cette première épicerie avec un grand bonheur. Il
faut dire que ça faisait trois ans que je n’avais pas mis les pieds en
Europe. J’avais oublié certains
bonheurs. Le gout du fromage blanc, le yogourt grec, le jambon Serrano qu’on
peut acheter en cuisse totale, le gaspacho dans un litre de carton, les navajas, le pouding
au chocolat dans des pots en vitre… et les cossins que je pense déjà rapporter
à Montréal!
Ah oui : j’ai aussi fait un achat pour l’amélioration
de la propriété : un ventilateur.
Parce que air climatisé il n’y a pas.
Même s’il finit par faire «frais» la nuit (mettons 17), ça
devient confortable autour de 5h.
Après l’épicerie, j’ai arpenté ma nouvelle ville. J’ai repris le char et je suis descendue en
ville (c’est vraiment tout près) et j’ai erré dans les rues à la recherche de
rien. Juste pour voir. Tourne à gauche. Va tout droit. Tourne à gauche. Prend l’embranchement à droite. Au hasard.
Ce que j’ai vu est assez chouette.
J’habite vraiment dans un quartier résidentiel où il y a bon nombre d’immeubles. Ce que j’ai vu du centre historique a l’air
absolument magnifique. J’irai arpenter à
pied.
Je suis revenue à la maison sans regarder ma carte (mais en
faisant pas mal de détours inutiles…).
Je suis allée inaugurer un petit café à côté de chez moi où j’ai pris
mon premier tinto de verano de la saison.
J’ai lu un peu. Et à 21h, je suis
rentrée à l’appartement pour souper. Des
langoustines, un avocat, des tomates et un peu de mayo. Toute ça ensembre. Ça goute l’été, je trouve. L’été espagnol, en plus.
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